samedi 24 août 2013

En Egypte c’est plutôt l’Islam que la Confrérie des Frères Musulmans qui a du plomb dans l’aile, n'en déplaise à Obama et consorts

Que démontrent la déroute et le rejet des Frères Musulmans par la très grande majorité des Égyptiens ? Une chose très simple : c’est que c’est bien l’Islam,  son dogmatisme,  son intolérance, son refus de permettre aux Égyptiens de mener la vie qu’ils souhaitent, qui est rejeté par le peuple. Certes les Égyptiens sont dans leur grande majorité musulmans mais d’une religiosité tranquille qui s’est fort bien accommodée d’un régime nationaliste mis en place par Nasser et poursuivi tant bien que mal par ses successeurs. En fait l’Egypte est à la recherche d’un nouveau leader, d’un Chavez égyptien qui rende à son pays son honneur et sa dignité plutôt que de barbus rétrogrades qui étouffent la population par le l’application de la Charia. Dans le pays arabe le plus peuplé du monde musulman c’est l’arabisme voire les aspirations panarabistes nassériennes qui ont su réellement galvaniser les foules et jamais le Mahométisme.

Les Frères musulmans ont cru pouvoir récupérer le mécontentement des bobos de la Place Tahrir que l’on a baptisé pompeusement le « Printemps arabe » en se prêtant à toutes les mascarades pour rassurer l’Occident ; y compris des élections, soi disant démocratiques. Rien n’y a fait. Le Peuple a vite compris à qui il avait à faire et s’est jeté dans les bras du premier Bonaparte venu, à charge pour lui de débarrasser l’Egypte de tous ceux qui aspirent à rééduquer le Peuple, façon Livre Rouge ou Coran.

A cette thèse vous pourriez me rétorquer: pourquoi l’Arabie saoudite, le pays le plus vigoureusement musulman de la Planète, assiste les Militaires et non les Frères Musulmans ? La réponse est politique et non religieuse : l’Arabie saoudite ne veut surtout pas être à son tour contaminée par la vague révolutionnaire frériste et autres semeurs de désordres.  Si le prince Saoud al-Fayçal accuse officiellement les Frères "d’incendier des bâtiments publics, d’amasser des armes et d’utiliser des femmes et des enfants comme boucliers humains dans une tentative de gagner les faveurs de l'opinion publique", ses arrières pensées sont purement politiques. Et si le Qatar soutient les Frères Musulmans - de plus en plus mollement d’ailleurs après le changement de dynastie - c’est parce que dans cet Émirat minuscule, un Printemps arabe est absolument improbable.

Si un pays arabe de 84 millions d’habitants où plus de 90 % de la population est officiellement musulmane rejette dans sa très grande majorité avec tant d’ardeur la mouvance islamiste représentée par les Frères Musulmans qui comptent quand même à leur actif une action sociale non négligeable, cela signifie qu’il s’agit avant tout du rejet de la doctrine et les méthodes qu’ils véhiculent que de la Confrérie en soi.

Si  les occidentaux acculturés et suicidaires pensent que l’Islam véhiculé par les Frères est une version soft du Mahométisme, les Égyptiens eux, savent, depuis toujours, donc bien avant que la Confrérie ne prenne le pouvoir,  que l’Islam qui leur sera imposé par les Frères ira à l’encontre de leurs souhaits de modernisme et de liberté. Qui faut-il croire ? Ceux qui connaissent l’air et les paroles de la chanson ou le clown qui siège à la Maison Blanche dont le principal objectif dans la vie est d’améliorer son handicap au Golf et qui croit toujours ce qu'on lui a appris dans la madrassa de son enfance.

La France-Arabia devrait plutôt écouter la voix des Égyptiens qui savent ce que l’Islam et ses dangers veulent dire, plutôt ses Politiciens et Politiciennes de Gauche qui conduisent notre pays au désastre.

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