samedi 16 mars 2019

Et toi, t'es quoi : Harédi, Hiloni, Sioniste ou Juif, tout simplement ?

Je suis rentré une fois dans une synagogue aux Etats-Unis pour la prière de Min’ha.
Le Rabbin de la synagogue m’a demandé : "d’où es-tu ?"
"Israël" bien entendu ", lui ai-je répondu.
Pourquoi "bien entendu ? " m’a demandé le Rabbin.
"Parce que je suis Juif ", lui ai-je répondu.

Je ne suis pas d’Israël parce que je suis religieux, pas non plus parce que je suis sioniste. Je suis d’Israël comme un Français est de France. Je suis d’Israël parce que je suis tout simplement Juif.
"Comment peux-tu en tant que sioniste religieux, être membre actif au Likoud ? " M’a interrogé une fois un auditeur sur Arouts 7
"Je ne suis ni sioniste, ni religieux" lui ai-je répondu !
"Alors qu’est-ce que tu es ?"
"Je suis Juif"
"Bon …  on est tous juifs (légèrement agacé), mais tu n’es pas Hiloni (non religieux), ni Harédi (excessivement religieux)"
"Bien entendu que non"
"Alors qu’est ce qui reste ? "
Je te pose une question : "Le Roi David était-il sioniste, religieux. Peut-être était-il Harédi ?"

Ce dialogue n’est pas le mien, bien que j’aurais pu, à peu de choses près répondre de la même façon. Il est reporté par Moshé Feiglin dans son livre "Mil’hamat A’halomot. De l’Etat des Juifs à l’Etat juif " Page 327.
J’aime bien et vous ?

A propos, il se présente aux Législatives.

dimanche 24 février 2019

Non à l’Antisémitisme mais oui à l’Antisionisme qu’il ne faut pas pénaliser, déclare Macron


Ne pas condamner l’Antisionisme, autrement dit laisser vociférer en toute impunité les ceuss qui hurlent : "mort à Israël ", "Sionistes nazis", "Bibi assassin" et autres gracieusetés en ce genre ne pose aucun problème à Macron. Ce genre de propos "n’a pas besoin d’être pénalisé", nous dit-il. Or toute chose non pénalisée par la Loi est tacitement encouragée. Continuez à hurler votre haine d’Israël, ça ne me pose aucun problème, d’autant plus que cela correspond assez à ma propre perception, laisse entendre Macron aux Français.  Modérez par contre les propos et les actes  antisémites. Souiller des tombes juives, ça la fout mal.  Quoique, à la limite, il s’agit de Juifs morts.

On se pose constamment la question : la détestation des Juifs et d’Israël est-elle le fait des Arabes et des Gauchos qui les soutiennent  ou bien de l’extrême Droite. La réponse me parait claire : La détestation des Juifs est l’apanage de la Droite, Israël, ils s’en foutent. A la limite, puisqu’à leurs yeux, Israël casse de l’Arabe, l’Etat sioniste serait plutôt vu d’un œil favorable.  La haine d’Israël et aussi des Juifs, ainsi que l’amalgame qui résulte entre l’entité sioniste et les Juifs qui habitent hors de Sion, peut être largement imputée aux Arabes et à leurs poissons pilotes. Autrement dit, en ne condamnant pas l’antisionisme, Macron s’en prend à l’Extrême Droite, accusée d’antisémitisme et autorise les Musulmans à hurler leur haine d’Israël en toute impunité. La seule chose qu’il leur reproche c’est de ne pas faire la différence entre Juifs et Israël mais, ils sont un peu limités, les pauvres, n'est-ce pas ?


De toute façon, les Juifs en terre d’Edom ; je veux dire  en France ne représentent plus grand chose et bientôt, comme en Suède, il ne restera que les vieux et les invalides qui n’ont plus les moyens physiques ou matériels de partir. Les autres se s’amalgameront dans la population ambiante. On peut donc continuer à condamner l’antisémitisme; ça ne tire plus à conséquence. Par contre, il ne faut jamais cesser de dénigrer le Sionisme, l’Etat Juif, le désir de retour à Sion des Juifs français. Là est le problème. Merci Monsieur le Président de ne pas pénaliser l’Antisionisme. Quoique de là où je suis, je m'en tape un peu

samedi 15 décembre 2018

Israël sait-il encore "donner la punition" ?


En règle générale, je m’interdis de porter un jugement sur Tsahal, son Etat-major et le Ministre de la défense qui n’est autre que le Premier Ministre Netanyahou. Je pense aujourd’hui je vais faillir à mes règles.
L'enchaînement des événements depuis le déclenchement de l’attaque massive du Hamas par le biais d’engins meurtriers et/ou inflammables, qui ont cramé des centaines d’hectares (et peu importe qu’il s’agisse de ballons ou autres cerfs-volants, ce qui fait penser, à tort, à des jeux d’enfants turbulents), suivi par la marche des mille et des cent Gazaouis vers la frontière israélienne, suivi par les centaines de missiles qui se sont abattus en une journée sur Israël, suivi par la pseudo trêve acquise à Gaza grâce à l’argent du Qatar et aux bons offices de l’Egypte, suivi par une armada d‘engins impressionnants par la taille et la sophistication, destinés à débusquer des tunnels à la frontière libanaise, ce qui semble beaucoup amuser le Hezbollah, et couronné par le meurtre de soldats et de civils en Judée et Samarie, tout ceci a un côté dramatiquement surréaliste.
Bien de raisons à cela. D’abord parce qu’un événement chasse l’autre et, la capacité d’oubli d’un individu étant ce qu’elle est, on ne se souvient que de ce qui s’est passé l'avant veille. Les média, la télévision israélienne en tête, se focalisent sur l’actualité immédiate et n’apportent rien à une meilleure compréhension des événements et de leur enchaînement.
Conséquence visible : la prise d’initiative, la force de dissuasion et, par voie de conséquence, la peur qu’inspirait Israël à ses ennemis, sont aujourd’hui, pratiquement réduites à néant. Ceci est un constat difficile à digérer mais incontestable.
Les politiques enfument l’opinion publique par la phrase que répète Bibi à satiété et qui sonne tellement mieux en hébreu, רב הנסתר על הגלוי, ce qui signifie : vous n’y comprenez rien, les choses cachées, autrement dit tous les secrets militaires que l’on ne peut vous dévoiler, sont beaucoup plus importants que ce qui est visible. Moralité : laissez faire les adultes responsables et ne faites pas de vagues !

Je veux bien admettre que je ne dispose pas d’informations "top secret" mais j’ai des yeux pour voir et la capacité d’extrapoler. Et ce que je vois, ne me réjouis guère.
Je ne suis pas le seul d’ailleurs. Avigdor Liberman a quitté son poste de Ministre de la défense, auquel il a aspiré toute sa vie ; ces choses-là ne se font pas de gaieté de cœur. Ayélet Shaked et Benett ont été à deux doigts de démissionner. Le prétexte selon lequel il fallait, vite fait, bidouiller une pseudo trêve avec le Hamas à Gazza, qui ne profite en aucun cas à Israël, pour, toutes affaires cessantes, aller à la pêche à des tunnels non opérationnels sur la frontière libanaise, a certainement pesé dans la décision de Liberman.
Quoi qu’il en soit, je constate que le Hezbollah se réjouit fort qu’Israël creuse la terre plutôt que de lever les yeux au ciel afin de songer à détruire tous les missiles qui ont été accumulés depuis des années.
La conséquence de tout ça est que "Palestiniens" toutes tendances confondues, relèvent la tête, reprennent du courage et abattent nos soldats et nos civils en Judée Samarie. Pourquoi ne le feraient-ils pas dans la mesure où le Pouvoir israélien se montre si faible et conciliant ?

Alors, comment réagit-on devant tant de faiblesse ? On recommence bien sûr et le cycle infernal va probablement reprendre. Emeutes sur la frontière de Gaza, lancer d’engins inflammables ou autres sur Israël, attentats et mitraillage de soldats en Judée Samarie et à Jérusalem. Pourquoi se priver puisqu’il n’y a pas de réaction ? Israël va même jusqu’à associer l’UNIFIL à chaque creusement de tunnel à la frontière libanaise, et l'UNIFIL se fait taper sur les doigts par le gouvernement libanais. Quand a-t-on assisté à une si grande coordination avec les soldats de l’ONU et à quoi sert-elle ?
La seule chose que constatent les Arabes est que, comme le dit feu Roger Hanin dans le Grand Pardon : Israël "ne sait plus donner la punition".
J’aimerais croire que Bibi et l’Etat-major ont en poche un plan machiavélique dont la finalité est d’abattre le Hezbollah et ses missiles, le Hamas et ses cerfs-volants. J’aimerais croire que je n’ai rien compris au film et que la riposte israélienne va surgir de manière imprévisible. Très honnêtement, j’en doute.

lundi 19 novembre 2018

Bibi a peur, non pas du Hamas, mais de l’opinion publique internationale


La riposte israélienne aux 500 missiles qui ont été tirés de Gaza sur Israël a été pour le moins chirurgicale. On touche des immeubles mais on prévient auparavant les occupants pour qu’ils les quittent, en leur donnant tout le temps nécessaire. On opère avec anesthésie en prenant bien garde de ne toucher aucun organe vital. Ce n’est pas une riposte militaire, c’est une opération immobilière, une invitation aux promoteurs de reconstruire les immeubles à moindre frais. Les pilotes israéliens se vantent d’ailleurs d’être en mesure de pulvériser un immeuble sans toucher à un cheveu des locataires. Etrange vantardise !

Je ne suis pas un va-t’en guerre et souscris parfaitement à l'idée qu’un déferlement de Tsahal à l’intérieur de la bande de Gazza serait une fort mauvaise idée, mais tous les spécialistes militaires nous assurent soir et matin qu’ils connaissent avec précision les cibles qui feraient un mal considérable aux chefs  du Hamas mais que pour des raisons x, y, ou z, il ne faut pas toucher. Secret militaire ! Je veux bien mais le simple bon sens nous dit qu’il y a deux types de cibles dont la destruction réduirait considérablement le zèle guerrier du Hamas. Ce sont d’abord les innombrables ateliers où sont fabriqués les missiles et d’autre part les villas luxueuses où logent les chefs. Et que l’on ne me dise pas qu’Israël ignore leur emplacement. Aucun atelier de fabrication de missiles n’a été pulvérisé dans cette guerre; on le saurait, et puis ça ferait un bruit d’enfer, accompagné de pertes civiles. Quant aux patrons du Hamas, ils se baladent avec nonchalance au vu et au su des Gazzaouites et d’Israël. Pas touche!

J’ai écouté attentivement hier soir le discours prononcé par Bibi pour décourager ses partenaires de la coalition de déserter le navire dans une période critique. Il s’agissait en fait d’un discours auto apologétique : je suis moi Bibi un homme qui en a ; je l’ai prouvé à maintes reprises, tant sur le plan militaire que politique. On le sait et personne n’en disconvient. Et pourtant, Bibi a peur et le Hamas triomphe. La vraie question est de savoir de quoi a-t-il peur ?

Mon intuition me dit qu’il a peur des réactions de l’opinion internationale, tout simplement. Parce que soyons clairs : sachant que les ateliers de confection de missiles sont planqués dans des immeubles d’habitations, dans des hôpitaux, dans des écoles, un attaque aérienne même ciblée contre ces usines de mort, provoquerait nécessairement des pertes du côté gazzaouï. Quant aux chefs du Hamas et plus particulièrement au dernier arrivé, Yahya Sinouar, le plus redoutable et le plus déterminé, qui brandit fièrement lors d’une diatribe aux habitants de Gaza, un pistolet saisi à la patrouille qui est rentrée à Gaza, avec le succès que l’on connait, pas question de les éliminer. Et pourquoi ? « Votez Bibi, qui est fort contre le Hamas» nous expliquait sa dernière affiche électorale. Il y a maldonne quelque part.

M’est avis que Bibi n’a effectivement pas peur du Hamas, il a peur de l’Allemagne, de la France, de L’Union Européenne, de l’ONU, des médias internationaux, de l’opinion publique occidentale, des Juifs américains, qui hurleront à la lune si des Gazzaouïs sont tués lors d’attaques contre les stocks et les ateliers de fabrication des missiles qui ont déferlé sur Israël. Descendre Sinouar en pulvérisant sa maison ou sa cache, serait assimilé à un meurtre de sang-froid. Bibi, à force de fréquenter des dirigeants européens bien propres sur leur personne, s’est policé avec les années. Il est devenu un Chef d’Etat comme les autres. Le problème est qu’Israël n’est pas un Etat comme les autres. Israël est un Etat, ceinturé, menacé, en danger existentiel permanent. Gaza regorge de munitions, pour certaines d’entre elles fort sophistiquées importées d’Iran. Il est interdit de permettre aux Gazzaouis de les détenir, d’en fabriquer d’avantage, de les sophistiquer sans cesse avec le know how iranien. Le Hamas est en train de devenir un second Hezbollah qui, lui, détient des dizaines de milliers d’armes qu’il s’est procuré avec l’acceptation tacite d’Israël puisque ce dernier, globalement, a laissé faire.

Aujourd’hui, Gazza ne dispose pas seulement d’armes mais d’un leader charismatique, qui n’a pas été pourri, comme Ismaïl Haniyeh par les querelles politicardes palestiniennes. Gaza a enfin son Nassrallah, et ce n’est pas de bonne augure. Vingt-deux ans passés dans les prisons israéliennes vous forment un homme !

Face à lui, nous avons un homme d’Etat exceptionnellement doué qui s’appelle Bibi. Seulement Bibi s’est d’abord policé,  comme nous l’avons écrit plus haut. Bibi est menacé de toutes parts, du fait des Affaires qui le fragilisent, de sa majorité qui se disloque, des Chefs militaires israéliens, un tantinet gauchos, qui ne reçoivent pas des ordres clairs et tranchants, de l’opinion occidentale qui nous déteste ; plus encore qu’elle ne déteste Trump.


Est-ce une raison de mettre Israël en danger ? En danger de bienpensence, de "que penseront les Goyim" ? Je ne le crois pas. 

jeudi 8 novembre 2018

Macron-Pétain : sortir une énormité c’est tenter d’occulter celles qui l’on précédées. Une technique infaillible


Ne prenez pas Macron pour un imbécile, sa sortie sur Pétain était parfaitement calculée et destinée à faire oublier ses échecs successifs et autres déclarations. En effet il existe une technique éprouvée qui consiste à sortir une énorme bourde qui focalise l’attention générale et occulte de ce fait toutes les autres sottises qui ont précédé la sortie en question.

Qui se souviendra après l’affaire Macron-Pétain de ses petits mots sur les pauvres, par exemple : "Une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien" ou, on dépense « un pognon de dingue dans les minima sociaux, ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres ».

Macron  bien évidemment s’attendait au tollé général qui allait suivre sa réhabilitation de Pétain. Elle le sert, parce que, en définitive, elle ne tire pas à conséquence. Il pourra toujours se rétracter. Dire qu’il a été mal compris, finasser sur l’homme qu’était Pétain avant et celui qu’il devint après (comme si on pouvait découper un individu en tranches), citer les petites phrases de De Gaulle et de Mitterrand sur le Maréchal. Bref, enfumer la France, et l’Europe aussi, par la même occasion, qui n’a pas oublié. Tout ce qui précède passera aux oubliettes.
Quant à blesser les Français en général et les Juifs en particulier, il s’en fout comme de l’an 40 (c’est le cas de le dire). L’essentiel c’est de masquer, pour un temps, ses échecs en tant que Président. Et ça marche !

Ce qui me pose problème, ce n’est pas Pétain et ses ignominies ; tout, ou presque, a été dit sur le bonhomme. Ce qui m’inquiète c’est l’insensibilité affichée de Macron, son incapacité à se préoccuper de la sensibilité des autres. Il affiche son mépris pour les retraités, pour les pauvres, pour les Juifs qui n’ont pas oublié la rafle du Vel d’Hiv, etc …Seules lui importent ses pulsions personnelles. 

J’ignore comment cela s’appelle en médecine mais à mon avis de profane cela se situe sur le spectre de l’autisme. Je cite: "Le trouble du spectre de l’autisme est un trouble neurodéveloppemental qui touche principalement la communication socioémotionnelle et donc la réciprocité sociale combinée à la présence d’intérêts restreints et stéréotypés chez le petit, le jeune ou l’adulte autiste. " Nos amis Allemands le traitent d’hystérique. Ce n’est pas mieux et ça va dans le même sens.

A vous de jouer Français de France. Il y a certainement quelque chose à faire.

lundi 13 août 2018

Un vin qui célèbre le 70 è anniversaire de l'Etat d'Israël est boycoté par la cacheront בד”צ Badats

L’excellente cave de PSAGOT qui commercialise des vins d’excellente qualité a eu l’idée géniale (elle n’est pas la seule) de commercialiser un vin à l’occasion du 70 ème anniversaire de l’Etat d’Israël avec une jolie étiquette. Psagot s’enorgueillit par ailleurs de disposer d’un בד”צ BADATS top niveau qui rend ses vins accessibles aux juifs  plus exigeants en matière de cacherout.

Qu’elle n’a été la surprise de la Cave de découvrir que le Badats en question a décidé de masquer sa signature sur la contre étiquette par un autocollant blanc. Plus de cacheront apparente ! Le vin à l’occasion de l’anniversaire de l’Etat est devenu soudainement Taref et impropre à la consommation pour les juifs harédim. Vous ne pensez tout de même pas qu’un organisme accordant des cacherout puisse cautionner la création - laïque - de l’Etat juif.

En quoi Badats se distingue t-il du BDS qui boycotte Israël et ses produits ? En quoi le très Harédi Badats se distingue de tous ceux qui ne reconnaissent pas l’Etat d’Israël; au moins dans les supermarchés de Gaza on trouve tous les produits israéliens sans distinction de provenance. En quoi se distingue-t-il des Arabes qui brandissent le drapeau palestinien au Kikar Rabin ?


Tout ce qui rappelle peu ou prou l’Etat juif,  le sionisme, le peuple juif installé sur sa terre,fait horreur à des pans entiers du monde ultra religieux. Il est bon de rappeler à cette frange de la population que la Loi sur la Nationalité a aussi, et surtout été votée pour eux et pas seulement pour les Arabes et certainement pas pour les Druzes.

dimanche 29 juillet 2018

En votant la Loi de la Nationalité, Israël, Etat-Nation du peuple juif, les parlementaires harédim (ultra religieux) se sont tirés une balle dans le pied et ont mis en péril leur communauté


La loi de la Nationalité (‘Hok Haleoum) חוק הלאום a mis en transe la Gauche israélienne, les démocrates bien-pensants en Israël et ailleurs, les Arabes israéliens qui se sentent lésés, les Druzes, les LGTB, les juifs Libéraux, les Juifs américains. Bref, le monde entier ou presque. A l’exception de ceux qui devraient se sentir le plus concernés ; à savoir les Harédim, grâce à qui la Loi a pu passer.

D’abord il est intéressant de noter qu’à aucun moment la loi n’évoque le terme « Juif ». Peuple juif, Etat juif, Foyer national juif, oui, « Juifs », non. Le seul moment où le terme « Juifs » est prononcé c’est pour désigner les « non-juifs ». La Loi met tellement l’accent  - et à juste titre - sur la  langue officielle du peuple juif, l’hébreu, qu’on  est en droit de se demander pourquoi les habitants d’Eretz Israël ne sont pas qualifiés purement et simplement d’Hébreux (ce qui me conviendrait parfaitement). La mise en exergue de la langue hébraïque doit inquiéter, non pas les Arabes qui continueront à parler et à lire en  arabe, langue reconnue, qui sera codifiée par le Loi, mais toutes les institutions harédi, des centaines de  jardin d’enfants, les Héider, les séminaires pour filles, jusqu’aux Yeshivot (pas toutes) qui dispensent leur enseignement en Yiddish. Ces  unités d’enseignement pour tous les âges, souvent largement subventionnées par l’Etat pourront voir leurs subventions fondre puisque l’enseignement n’est pas dispensé en hébreu ; le BaGats (Haute Cour de Justice qui n’a pas trop les Harédim dans son cœur) y veillera.

L’Etat d’Israël est le foyer (maison) national du peuple juif, défini selon son héritage « culturel et historique ». Point à la ligne. Je ne sais pas, mais si j’étais un Juif ultra religieux, j’insisterai pour rajouter à ces termes, la religion juive, la Torah, les Textes fondateurs, le D.ieu d’Israël aussi peut-être. En tout cas je n’accepterai pas, comme les parlementaires religieux qui ont voté cette Loi, que le Peuple juif soit défini uniquement par sa culture et son histoire. C’est un peu court, jeune homme !!!

Dans l’article 9 il est rappelé que les deux Yom Hazikaron, pour la Shoah et pour les soldats tombés dans les guerres d’Israël  et Yom Haatsmaout, la fête de l’Indépendance, sont les trois  jours officiels qui devront être remémorés et/ou célébrés en Israël. Autrement prenez garde vous qui prendrez à la légère ces commémorations officielles, qui ne respecterez pas scrupuleusement les minutes de silence. Ça ne se passera pas comme avant.

En effet, il faut comprendre que le Loi sur la Nationalité est un ‘Hok Yessod, autrement dit une loi fondamentale, lire constitutionnelle qui se situe au-dessus des autres lois. La Haute Cour de Justice בג"צ interprétera comme telle et elle aura une valeur coercitive.
  

Moralité,  les parlementaires des trois groupes politiques ultra religieux qui siègent à la Knesset ont trahi leur base électorale qui ne le leur pardonnera pas.

Et toi, t'es quoi : Harédi, Hiloni, Sioniste ou Juif, tout simplement ?

Je suis rentré une fois dans une synagogue aux Etats-Unis pour la prière de Min’ha. Le Rabbin de la synagogue m’a demandé : "d’où ...