jeudi 22 octobre 2015

Enrico Macias, nouveau Moïse : si Marine passe, je fais mon Allyah. Et si elle ne passe pas ? Le fossé entre les Israéliens et les Juifs de Galout va en s’approfondissant

J’ai pris connaissance de la déclaration tonitruante d’Enrico Macias: "Si Marine Le Pen est élue, je ferai vraiment mon Alyah et j'entraînerai avec moi toute la communauté juive de France. A moins qu'ils veulent rester avec elle".  Cela signifie, à contrario, que si Marine Le Pen n’était pas élue, Enrico qui a soutenu successivement  François Mitterrand en 1988, Nicolas Sarkozy en 2007 ou encore Anne Hidalgo en 2014, n’aurait aucune intention de quitter la France pour Israël. Autrement dit, sans Marine, la vie en France continuera à être belle et bonne pour les Juifs et il n’usera plus de Son influence sur Sa communauté – quelle outrecuidance – pour inciter les Juifs de France de faire leur Allya.

J’ai écrit en 2013 un article intitulé "2014 : la marranisation des Juifs de France ?", pas vraiment visionnaire, parce que cela fait belle lurette qu’une immense majorité de Juifs français se marranisent, se replient sur leur communauté, évitent de porter leurs signes extérieurs de judaïté, pestent contre les médias qui dénaturent la situation en Israël et les politiciens, non FN, adorateurs du Qatar et des pseudo palestiniens, mais ne bougent pas, ne protestent pas, ne hurlent pas (sauf sur Facebook). Manifestement la situation en France, grosso merdo  leur convient. Ils font comme Enrico Macias, ils attendent les nouvelles élections présidentielles. Alors, disent-ils, si Marine passe, on se casse, et si elle ne passe pas, on reste. A la limite,  en plus de se marraniser on va aussi se dhimmitiser un chouïa en France-Arabia. Ah, par contre, si Marine et le FN passent, ce sera une autre paire de manches, on fera tous notre Allyah, avec dans le rôle de Moïse, Enrico Macias. Mais, comme il est écrit dans nos Textes : chaque génération a les leaders qu’elle mérite.

Eh bien, je vous le signe, si la Marine déferle en masse sur les terres de la République, ils ne se casseront pas, pas plus que  Yannick Noah qui avait pourtant annoncé: "Si Sarkozy passe, je me casse".

Je ne souhaite pas aux Juifs français de connaitre les affres de la communauté juive de Suède en général et, de la ville de Malmoë en particulier où, sur une communauté florissante il ne reste plus que 500 Juifs, la plupart âgés et dans l’incapacité de quitter leur maison,  mais il est utile de rappeler que ce n’est pas l’Extrême Droite qui leur a rendu la vie impossible mais un Maire Social-Démocrate  qui a vendu sa ville aux Musulmans qui représentent aujourd’hui plus de 25% de la population, en attendant mieux. Une petite projection de Malmö version française montre une similitude troublante entre la Suède et la France d’aujourd’hui.  Que ce soit la Gauche ou la Droite molle qui emporte les élections présidentielles en France, la détestation des Juifs et l’implantation massive de Musulmans en France ne cesseront pas. Fabius sera remplacé par quelqu’un qui lui ressemble et la Malmöisation de la France continuera de plus belle. Alors, Monsieur Macias, cette France-là,  sans Marine, vous convient-elle ?

Manque de pot pour les Juifs français, une autre porte se ferme devant eux: le Canada accueillant, terre de lait ou de miel, ou de sirop d’érable, se ferme.  Justin Trudeau sera nettement moins prosémite que son prédécesseur. Il reste toujours Miami, jusqu’à nouvel ordre, mais pour qui et pour combien de temps ?

Je ne suis pas un partisan de l’Allya à tout prix ; la vie en Israël n’est ni sereine (pour le moins),  ni facile mais je constate que le décalage entre les Juifs de France et les Israéliens va en grandissant. D’un côté un peuple solidaire, courageux, qui serre les dents et riposte à l’adversité quotidienne. Un peuple fier qui, dans sa grande majorité, ne s’en laisse pas compter, ni par les assassins, ni par l’opinion internationale hostile et, d’un autre côté, une communauté frileuse et apeurée qui compose, tergiverse et se raconte des histoires auxquelles elle-même ne croit pas. Ce décalage fait qu’il faudrait au moins deux générations pour que le peuple qui vit à Sion et celui qui demeure en Galout se mettent en phase.

Cette situation n’est pas nouvelle : nos sages racontent que les quatre cinquièmes des Hébreux n’ont pas voulu quitter l’Egypte et que seule une petite fraction du peuple juif a suivi Ezra de Babel en Erets Israël. Quant aux Juifs d’Europe centrale et occidentale à la montée du Nazisme …vous connaissez la suite.


La solution ? Je reviens sur mon leitmotiv : Juifs, apprenez l’hébreu, regardez la chaîne de TV israélienne (pas i 24) ; même si la première fois vous ne comprenez pas grand-chose, ça finira par rentrer, étudiez le Tanakh et pas seulement le Choul’han Aroukh (la Bible et la mise en application des Commandements), imprégnez-vous de la géographie et de l’histoire récente d’Israël, sachez qui fait quoi et qui est qui et, réfléchissez à ce qui est le mieux, non pas pour vous, mais  pour vos gosses ou pour les marmots que vous comptez faire venir au monde. A part ça, Hashém nous a fait le plus grand cadeau qui soit : il nous a donné le libre arbitre. 

1 commentaire:

  1. Sur FB, j'ai cliqué sur le titre de l'article ... Je voulais le lire. Après le 1er § j'ai été interpelé par le style ... nul doute c'était bien toi Arié confirmé par ta signature en bas de page ...
    Je suis irritée par l'entêtement de cet homme, E Macias, qui n'arrive pas à tourner la page de son exil algérien malgré l'Histoire épouvantable qu'on voudrait oublier ! Nous sommes tous partis d'un "pays natal" musulman pour les uns, d'Europe pour les autres, nous y avons eu des joies et des peines mais il faut se faire à l'idée qu'en tant que juifs, un seul pays est notre référence c'est Israel ! Bienvenue à celui qui fera le choix de vivre en Terre promise et bonne chance à celui qui fera le choix de poursuivre son exil !

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