mardi 20 janvier 2015

Pauvre Allah, pauvres de nous

On a coutume de dire que les citoyens ont les gouvernants qu’ils méritent et, on pourrait rajouter que les croyants ont le dieu qu’ils méritent, ou qu’inversement, dieu a les fidèles qu’il a su se fabriquer.
A force de se réclamer d’Allah pour commettre les pire atrocités en son nom, on est en droit de s’interroger sur ce dieu qui se veut le plus grand de tous les dieux (Allah Ouakbar) et qui réclame le sang des non croyants pour régner sur son monde.
Fut un temps, pas si lointain d’ailleurs, où les chrétiens décimaient tous ceux qu’ils définissaient comme païens, infidèles, hérétiques, sorciers et que sais-je encore.  Les Croisés, l’Inquisition, les pogromistes en tous genres et, plus près de nous le III e Reich s’en sont donné à cœur joie.  Bien entendu, tout  cela se faisait au nom du dieu qui n’est qu’Amour. Aujourd’hui, les Musulmans ont pris le relais au nom du dieu de la Justice et du châtiment des Infidèles. Drôles de dieux tout de même dont se réclament  leurs fidèles respectifs pour se livrer aux pires atrocités en son nom.
Il existe toutefois une différence entre le dieu de Chrétiens et celui des Musulmans car dans les textes fondateurs qu’ils ont respectivement  laissés à leurs fidèles, l’un prône la haine et l’autre pas. Dans un sens les Chrétiens sont d’avantages coupables car ils se sont servis d’un message divin pacifique qu’ils ont dévoyé, pour tuer, alors que les Musulmans ne font qu’d’obéir aux paroles du Coran.
Les deux dieux partagent par contre la même susceptibilité aux caricatures. N’oublions pas que les plus véhéments pourfendeurs de Charlie Hebdo se comptaient parmi mes Chrétiens. Le Pape François ne vient-il pas rappeler que « la liberté d'expression, tout en étant un droit fondamental, ne donne pas le droit d’insulter la foi d'autrui ». Pour le Chef des Chrétiens,  la liberté d’expression se réduit à une peau de chagrin. En clair cela signifie que les fondamentalistes chrétiens et musulmans condamnent à l’unisson la liberté de s’exprimer et surtout  l’humour.
Les Juifs ont été caricaturés plus qu’à leur tour par Charlie Hebdo, de surcroît résolument  pro palestinien mais aucune plainte, à ma connaissance, n’a été déposée. Le Judaïsme se fout complètement des caricatures de rabbins et autres jugements disgracieux. Il en faut bien d’avantage pour heurter les Juifs et le judaïsme. En fait tout dépend de l’offenseur et de l’offensé. Si l’offensé se moque royalement de l’offense qui ne l’atteint pas, alors l’offense tombe à l’eau. Il n’en est pas de même pour les Chrétiens et les Musulmans chatouilleux à l’extrême, imperméables à l’humour et excessivement perméables à la moquerie au point qu’on est en droit de se demander s’ils n’ont pas quelque chose à se reprocher  car, comme dit ma concierge il n’y a que la vérité qui blesse.

Certains spécialistes soutiennent que les Musulmans ont encore du travail à faire sur le Coran, que le premier Coran, rédigé à la Mecque, est différent de celui qui vit le jour ultérieurement à Médine. Que le premier est pacifique et tolérant alors que le second est revanchard et violent. Que le premier a été inspiré par des érudits qui voulaient du bien au Juifs, alors que le second, plus circonstanciel,  s’inspire des démêlées entre Mahomet et les tribus juives locales qui ont refusé de le reconnaître comme prophète. Je veux bien les croire mais je suis d’un scepticisme total quant à une refonte du Livre dit ""parfait"et surtout quant à l’acceptation des Croyants de voir remanié le Coran.

Ce que j’ai du mal à comprendre par contre c’est la susceptibilité à fleur de peau, ou de kalachnikov, des Musulmans qui, globalement  s’indignent et, pour certains tuent, quand un canard fait des bulles dans l’eau. Quand on est si convaincu de sa foi, qu’importe une caricature du prophète. Allah qui est si grand se préoccupe-t-il de ces broutilles, n’a-t-il pas des choses plus importantes à gérer ? Donc la véritable question est de savoir s’il est possible d’enseigner l’Humour.

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