samedi 6 juillet 2013

Si des millions d’Egyptiens meurent de faim après l’incurie des Frères, le responsable est tout trouvé : c’est Obama

Voici trois articles que j’ai rédigés début 2011 lors de ce qu’il est convenu d’appeler "le Printemps arabe". Ils mettent tous trois l’accent sur le rôle funeste joué par l’Administration Obama dans la révolution égyptienne : l’assistance fournie par les services américains dans la chute de Moubarak, pourtant leur meilleur allié, et l’aide, tant morale que matérielle apportée aux Frères Musulmans. Cela est d’autant plus visible qu'aujourd’hui, Obama, l’allié des islamistes, ne sait plus qui soutenir et qui blamer.  Si des millions d’Egyptiens meurent de faim après l’incurie des Frères, le responsable est tout trouvé : c’est Obama


Hillary Clinton s’est-elle aussi convertie à l’Islam ?  
31 Janvier  2011

Hillary Clinton appelle à un passage ordonné du pouvoir en Egypte; lire: « Moubarak, tu libères ton fauteuil sans faire d’histoires et tu l’époussettes bien gentiment avant de le passer à ton successeur. Cela s’appelle mettre six pieds sous terre quelqu’un qui respire encore. Cela s’appelle aussi:
- Paver la route aux Frères Musulmans en Egypte
- Mettre à la poubelle plus de trente ans de collaboration entre le régime de Moubarak et l’Amérique
- N’avoir aucun sens ni aucune mémoire de l’histoire et recommencer en 2011 la même tragédie de 1977, où Carter a condamné à mort le Shah d’Iran et reçu à sa place les Mollahs enturbannés
- Faire deux poids deux mesures: surtout ne pas intervenir quand des manifestations éclatent en Iran contre le régime d’Ahmadinejad et des Ayatollahs, mais crier au loup en Tunisie et en Egypte,
- Applaudir des deux mains quand le Hezbollah s’empare du Liban avec des méthodes de gangster
- Ne surtout pas intervenir quand Assad a envoyé ses soldats en Irak pour dézinguer des soldats américains
- Remettre les clés d’ l’Irak aux mains de l’Iran, pour lequel on a toutes les indulgences
- De l’aveuglement politique, un parti-pris déclaré envers l’Islam fondamentaliste et surtout, une stupidité sans nom
- Méconnaître le fonctionnement du Pouvoir dans les pays arabes, où, dès que l’on détecte un état de faiblesse du pouvoir en place, on sort dans la rue, pour le renverser et mettre un autre à la place.
Aussi, je me pose sérieusement la question: Hillary Clinton s’est elle convertie à l’Islam comme son saint patron, qui n’avait pas à le faire puisqu’il l’était déjà.

La véritable tragédie de ce début de XXI e siècle est bien l’élection de Baraq Hussein Obama à la présidence des Etats-Unis qui a pavé la route au fondamentalisme musulman, permis à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, abandonné l’Irak et l’Afghanistan au triste sort qui les attend, et perdu la confiance des régimes arabes « raisonnables » pour ne pas dire « modérés » qui devront se jeter dans les bras de n’importe qui. Les soubresauts de mauvaise humeur qui en résultent, ne sont que la conséquence de cette tragédie planétaire.


Obama, dégage, dégage !!   
 3 février 2011

Bien que cette expression soit éminemment vulgaire, je ne peux l’éviter, car elle est entrée dans les livres d’Histoire, étant le principal slogan scandé par les Tunisiens à l’adresse de Ben Ali. Qui plus est, elle a bien fonctionné, la preuve, il a dégagé!
Aussi je la reprends à mon compte, parce que mon exaspération a rompu toutes les digues avec la dernière injonction d’Obama aux Egyptiens; à savoir intégrer les Frères Musulmans dans la formation du nouveau gouvernement à venir, quand les militaires, toujours à la demande d’Obama, auront renversé, voir pendu à un arbre Moubarak. . En anglais on dit Muslim Brotherhood, la « fraternité musulmane », ce qui est bien plus fort et plus explicite, parce qu’elle intègre tous les Musulmans, d’où qu’ils viennent; des Etats-Unis notamment -
Rappelons au passage que les Frères Musulmans sont les patrons du Hamas à Gaza et qu’ils ne reconnaissent évidemment pas l’Etat d’Israël qu’ils souhaitent voir disparaître, fissa.

Le porte-parole de cette nouvelle ingérence inadmissible des Etats-Unis dans la vie des Egyptiens est un négociateur de la bande à Hillary Clinton au State Department, nommé Robert Maley.
Rappelons rapidement que le sieur Maley est un grand copain du Hamas, avec qui il discute le bout de gras depuis bien avant 2008, et, autre titre de gloire: il est largement impliqué dans la création de J Street. Je vous conseille de regarder de plus près sa biographie qui ne laisse place à aucun doute sur le genre de bonhomme qui gravite dans l’entourage d’Obama et de Clinton.
Maintenant qu’Obama a expliqué aux militaires comment et quand se débarrasser de Moubarak, qu’il a précisé le mode de composition du nouveau gouvernement, il ne lui reste plus qu’à choisir le nouveau Raïs d’Egypte.

Quel est l’intérêt de l’Amérique d’avoir désormais affaire aux Frères Musulmans en Egypte, et ailleurs? Réponse: absolument aucun, bien au contraire. Quel est donc l’intérêt d’Obama de pousser à l’intégration des Frères Musulmans, qui, à court ou à moyen terme, prendront le pouvoir en Egypte? Réponse: certainement pas l’intérêt de l’Amérique, et d’Israël, encore moins! Dernière question: pour qui roule Obama? Réponse, qui tombe sous le sens: pour la Muslim Brotherhood, la grande Fraternité musulmane, qui ne connaît pas les frontières.

Vous pourriez m’objecter que l’Administration d’Obama demande au préalable à la confrérie des Frères Musulmans de rejeter la violence et de respecter les règles démocratiques. « Mais bien sûr Frère Obama » lui répondront ont-ils, « comptes la dessus et bois ton Pepsi ». Même le très naïf Obama ne peut croire qu’une organisation clandestine, puissante et possédant une charte en béton, va changer sa vision et son fonctionnement pour lui faire plaisir.
Baraq Hussein Obama - j’islamise à dessein son prénom, parce que c’est comme ça qu’il faut l’écrire - a commencé son mandat par le fameux discours du Caire (auquel, Moubarak n’a pas assisté; se doutait-il déjà de quelque chose) , il s’approche de la réélection présidentielle en Amérique en appelant à la Fraternité musulmane.
Les Américains sont-ils aveugles à ce point ?

N’est-il pas temps pour eux de se rassembler sur les places de Washington et d’ailleurs, en scandant: « Obama dégage ! dégage ! »


Obama, le pyromane irresponsable: « Prenons l’exemple sur l’Egypte » et… qu’un sang impur abreuve nos sillons 
16 février 2011

La joie de voir dégager Moubarak n’a eu d’égal que l’élection d’Obama à la présidence
J’avais l’intention d’écrire un article sur le grand vainqueur de l’agitation égyptienne; à savoir L’Iran – ne vous en déplaise, je n’arrive toujours pas à écrire « révolution ». Trois raisons à cela:
La première, c’est qu’en l’absence d’un pouvoir fort en Egypte, plus personne, et certainement pas Israël, n’osera désormais attaquer militairement l’Iran.
La seconde, c’est que l’Iran a gagné et continue à gagner du temps, puisque personne ne s’occupe de lui, pour peaufiner sa bombinette et ses lanceurs.
La troisième raison c’est que les amis inconditionnels des Etats-Unis savent aujourd’hui avec certitude qu’Obama lâche, sans sourciller, ses alliés. Le Roi d’Arabie saoudite a tellement engueulé Obama au téléphone qu’il a failli attraper une attaque cardiaque. Il a d’ailleurs fait savoir à Obama, que, ne pouvant compter sur les Etats-Unis pour soutenir ses alliés, il n’a d’autre solution que de renforcer ses liens avec l’Iran.

Mais en fait la question que je me pose est: pourquoi tant allégresse à voir « dégager » Moubarak? Je ne parle pas tant de la joie des égyptiens; du moins de ceux qui ont pris du bon temps sur la place Tahir, desservie par la station de métro Sadate, qui doit se retourner dans sa tombe, mais de l’allégresse qui a saisi l’Occident.
Après tout, Moubarak n’était ni le pire, ni le plus dangereux des tyrans; le monde musulman en compte une brochette de plus vicieux, concupiscents et impitoyables. Donc, cela ne tient pas vraiment au bonhomme. Cela est peut être lié au pays qui enflamme l’imaginaire collectif: Pharaons, pyramides, croisières sur le Nil. Au fait qu’il s’agisse du pays le plus peuplé du Moyen-Orient. Mais les les véritables raisons me semblent être ailleurs

L’une d’entre elles réside dans la satisfaction des Occidentaux de voir les Arabes se métamorphoser sous leurs yeux, se civiliser en quelque sorte, car il s’agit d’une bien jolie révolution, sans excès dans aucun des camps, faisant appel à la technologie moderne ( Facebook, Google et consorts), sans barbus menaçants aux discours hystériques. Des citoyens aspirant à plus de liberté, comme vous et moi, avec quelques porte-paroles issus de la haute bourgeoisie cairote, parlant anglais comme à Oxford et de belles jeunes filles en jeans moulants. Rassurant pour l’Occidental lambda, qui découvre que l’on peut être musulman autrement. Enthousiasmant, car « porteurs d’espérances démocratiques », pour les gauchistes et tiers-mondistes de tous poils, à commencer par le plus prestigieux d’entre eux ; vous l’avez deviné: Baraq Hussein.
Le plus ahurissant dans cette histoire c’est de constater que même les Républicains américains tissent des lauriers au démocrate Obama. John A. Boehner président de la Chambre des Représentants, déclare que l’Administration Obama a excellé dans sa gestion de l ‘affaire égyptienne. Il se déclare optimiste quant à l’orientation démocratique du futur régime égyptien, et ce, « malgré l’absence de Démocraties dans le monde arabe ». C’est pas parce qu’il n’y en a jamais eu qu’il ne devrait pas y en avoir! Il n’y a donc plus rien à espérer de l’Amérique ?

Je ne peux m’empêcher de tisser un parallèle entre la joie qu’a entraîné la mise à la porte de Moubarak et l’enthousiasme qu’a suscité l’élection d’Obama .
Un beau jeune homme, bronzé, comme dit Berlusconi, venant de nulle part et surtout d’ailleurs, l’emporte sur un McCain décati. Le Tiers-monde photogénique conquiert le pouvoir dans la plus grande Démocratie de la planète. Qui est-il au juste, que va t-il faire ? tout le monde s’en fout et surtout ne veut pas le savoir. Le bonheur à l’état pur.
Moubarak, vieux lion au bout du rouleau, n’a plus la force de défendre son territoire. Tant mieux, il est tellement plus facile de tirer sur une ambulance. Obama tient une magnifique occasion, d’illustrer sur le terrain son discours du Caire, à la gloire du monde arabe. L’Amérique tient l’armée égyptienne par les tombereaux de dollars qu’elle lui alloue; non pour faire la guerre mais pour s’engraisser. La CIA manipule adroitement et discrètement les manifestants égyptiens. Quant aux Frères Musulmans, consigne leur est donnée de se montrer discrets ; patience, votre heure viendra.
Obama sonne l’hallali; l’Union Européenne lui emboîte le pas, quoique plus mollement. Fin du premier acte.
La caution obamienne au renversement de Moubarak est une raison supplémentaire pour détester le vieux dictateur; à condition bien entendu d’être un obamaniaque inconditionnel.

Il est consternant de constater que le must du politiquement correct en Occident consiste à applaudir des deux mains à la chute d’un homme d’Etat qui a assuré pendant plus de trente ans de paix et de stabilité économique dans la région. Pas une seule voix ne s’élève, ne serait-ce que pour peser les avantages /inconvénients de la nouvelle donne au Moyen-Orient après le départ de Moubarak.

La seule voix raisonnable vient de de Russie où le ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov répond à Obama le pyromane: « Nous sommes convaincus que les appels à la révolution sont contre-productifs  Nous en avons connu plus d’une en Russie et nous pensons qu’il ne faut pas imposer des révolutions aux autres. Nous ne pensons pas qu’il faille serrer les vis et prendre parti ».


Mais Obama, le pyromane inconscient, n’écoute rien ni personne: « Prenons l’exemple sur l’Egypte » claironne t-il aux Musulmans, ses frères. Renversez le pouvoir en place, révoltez-vous, du passé faites table rase, j’en ai rien à faire des conséquences, l’économie mondiale peut s’effondrer, les champs de pétrole brûleront, des guerres éclateront, les Islamistes fondamentalistes prendront le pouvoir. Qu’importe. L’essentiel , comme on dit chez nous, c’est qu’un sang impur abreuve nos sillons.

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