samedi 30 mars 2013

Les armes livrées par la France aux rebelles syriens ont été revendues à Al Qu’aida qui les déploie contre Israël


Encore une brillante manœuvre du Président à la boite à outils. Rappel :

Premier temps, le 17 Novembre dernier, à la surprise générale, la France reconnait Ahmed Moaz al-Khatib, qui ne représente que lui-même et une fraction de l’opposition syrienne, comme « le seul et unique représentant du peuple syrien »

Second temps, à la mi Décembre, François Hollande décide de livrer des armes à  « l'Armée Syrienne Libre » qui combat le méchant Assad.

Troisième temps, le 14 Mars, Hollande exhorte  ses homologues européens à lever l'embargo sur les livraisons d'armes à destination de la Syrie, lequel pénalise exclusivement l'opposition.  "Si d'aventure il devait y avoir un blocage d'un ou de deux pays, alors la France prendrait ses responsabilités", promet le chef de l'Etat matamore, laissant entendre que Paris pourrait passer outre les réticences de ses partenaires.

Quatrième temps, le 28 mars, soit quinze jours après seulement, jugeant que  la situation en Syrie est pour l'instant trop incertaine pour que la France arme les insurgés, François Hollande revient sur ses déclarations du 14 mars et donne l’ordre d’arrêter toute livraison d’armes aux rebelles.
La vraie vérité est que les rebelles syriens auxquels les armes françaises ont été fournies, au lieu de s’en servir pour combattre l’armée d’Assad, les ont vendues à la fraction syrienne d’Al Qaïda nommée Jabhat al-Nusra. Cette organisation est en passe de s’emparer de toute la zone frontalière qui borde la Jordanie et Israël, et, par voie de conséquence, contrôle les eaux du fleuve Yarmouk, un des deux affluents majeurs du Jourdain.
En attendant de recevoir les armes chimiques en provenance d’Irak, Jabhat al-Nusra se contente des armes généreusement  offertes par le stratège de la boite à outils.

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