jeudi 7 février 2013

Obama devrait s’employer lors de son voyage à convaincre le roi de Jordanie que le problème palestinien passe par une perte de sa souveraineté.

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On raconte que Baraq Hussein Obama va se rendre quelques jours avant Pessa’h - qu’il a pris l’habitude de fêter à la Maison Blanche; on se demande bien pourquoi  - en Israël, en Jordanie et, en territoire palestinien, et je m’étonne, car je connais Israël ainsi que la Jordanie qui sont deux Etats souverains mais, je n’ai jamais entendu parler la troisième entité citée plus haut plus haut. 

J’ai entendu parler comme tout le monde des Philistins du temps jadis qui furent de rudes adversaires pour les Hébreux et je sais que leur Etat se situait peu ou prou dans ce que l’on a coutume de nommer la bande de Gaza. Une bande de terre qui s’est étendue aux temps de sa splendeur jusqu’à Jaffa, soit jusqu’aux faubourgs de ce que l’on nomme aujourd’hui  Tel-Aviv. 
Je connais aussi les sept peuples cananéens auxquels Josué fils de Noun a livré bataille pour reconquérir la terre qui leur avait été confiée pendant qu’une famille se métamorphosait en peuple; en Egypte d’abord, puis dans le désert du Sinaï, où ils s’attardèrent pendant 40 ans.  
Je sais aussi qu’il est mentionné dans les Écritures que la présence cananéenne en terre sainte est clairement mentionnée comme provisoire ; une façon de garder la maison désertée, pour cause de force majeure, par ses propriétaires, à charge pour les gardiens de la restituer à ses premiers occupants dès leur retour. 
Je comprends aussi que ce n’est pas de gaîté de cœur que l’on rend une terre que l’on a occupée pendant près de 300 ans, mais que faire, il faut ce qu’il faut, et puis les Cananéens n’ont-ils pas été défaits par Josué et ses successeurs ?
J’ai lu également qu’après la destruction du Temple de Jérusalem et l’exil bimillénaire du peuple juif, les habitants qui y restèrent n’y ont pas fait grand chose, se contentant de se laisser envahir par toutes les puissances qui lorgnaient, on se demande pourquoi, cette terre désertique.
Je sais aussi que Lamartine lorsqu’il visita, en son temps, la terre dite sainte, s’est étonné de l’état misérable dans lequel elle se trouvait et du peu d’habitants qu’elle contenait. 
J’ai par la suite entendu parler comme tout le monde des efforts considérables produits par les Hébreux pour transformer les marécages et autres terrains caillouteux, achetés en bon argent à leurs occupants, en terres arables, des arbres qu’ils ont planté et des formidables transformations qu’ils y ont réalisées.
On m’a également raconté qu’à la veille de la Guerre d’Indépendance, les Etats arabes ont enjoint aux villageois de quitter leurs maisons et leurs champs, leur promettant mordicus de le leur rendre, dès qu’ils auront défaits l’armée juive, c’est à dire au bout d’une semaine. Cette promesse ne fut pas tenue et les quelque 300.000  Cananéens qui prêtèrent foi en ces promesses se retrouvèrent parqués dans des camps de réfugiés, où ils ont crû et multiplié de manière miraculeuse, sans espoir aucun de devenir citoyens à part entière des Etats qui les parquent et les méprisent.

Je sais aussi, en observant simplement une carte, que techniquement aucun état ne peut se constituer entre la Ligne verte et les frontières de la Jordanie et, qu’il est hors de question pour les Israéliens de se retirer de la bande de terre qu’ils occupent le long de la frontière jordanienne, sous peine de voir déferler librement une horde d’individus hostiles qui mettraient en péril l’existence même de l’Etat.
Je lis aussi les sondages qui montrent clairement que les habitants arabes de Judée et Samarie n’ont aucune envie de se placer sous la houlette de Mahmoud Abbas ou de ses successeurs.

Alors je me demande : pourquoi Monsieur Obama ne déclare t-il pas qu’il compte rendre visite à deux Etats souverains, en l’occurrence, Israël et la Jordanie ; à charge pour ces deux Etats de régler le problème que constituent les territoires mentionnés plus haut. Car enfin, ne nous y trompons pas, seuls ces deux Etats qui possèdent une frontière commune sont en mesure de régler le dit problème, et aucun de ces deux ne désire voir se constituer entre eux  une enclave palestinienne autonome et moins encore un Etat.

Si la raison de la visite de Monsieur Obama est de convaincre le roi de Jordanie qu’il est largement temps pour lui de se montrer conciliant et d’imaginer une forme de confédération jordano-palestinienne, alors son voyage se justifie. Sinon, je lui conseille de s’épargner ces fatigues et de fêter Pessa’h tranquillement en racontant à ses filles comment le peuple juif est sorti d’Egypte pour se rendre dans la terre promise à ses Patriarches et à leur descendance.

Ce sont là quelques raisons qui m’ont poussé à voter pour Naftali Benet du Baït Hayéhoudi; seul Parti à oser remettre en question le soi disant droit des palestiniens à un Etat. 

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