mercredi 21 mars 2012

A Toulouse, l’Indigné est passé à l’acte


On s’est servi de bien de vocables pour qualifier le tueur de Toulouse : fou, serial killer, psychopathe, assassin au sang froid et que sais-je encore. Les experts psy, les experts en armes, les journalistes ont fait preuve d’une imagination débordante, et pourtant, il y a un terme que je n’ai relevé nulle part ; celui d’ « Indigné ». A la lecture de la presse ce matin j’ai cru comprendre que le coupable présumé ; appelons le M&M, comme les chocolats, jusqu’à preuve de son innocence ou de sa culpabilité, n’a fait que manifester son indignation …. contre le meurtre d’enfants  palestiniens perpétué à Gaza par les Israéliens et contre l’engagement militaire français en Afghanistan. C’est un homme qui va jusqu’au bout de ses convictions parce que nourri par une indignation qu’il estime juste.
A partir de là, on est en droit de s’interroger sur ses maîtres à penser qui lui ont insufflé les ferments de son Indignation. Al Qaida, les Salafistes et consorts sans doute. Mais, tout ceci se déroule dans un pays et un climat où un maitre à penser officiel de l’Indignation a amplifié jusqu’à plus soif les indignations islamistes, dont l’écho s’est propagé à partir de millions de fascicules « Indignez-vous », des interviews sans fin sur les ondes,  et sa vénérable présence auprès de politiques, qui demain, peut-être, gouverneront la France.
Le vieillard indigné invite ses concitoyens à partager ses propres indignations, qui ne concernent que les Palestiniens en souffrance (au nombre largement surestimé) et l’Etat d’Israël, criminel de guerre et tortionnaire. Il a été entendu, au-delà sans doute de ses espérances.

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