jeudi 2 février 2012

A Vienne, c’est « Strauss sans Kahn », en Chine c’est «Kahn sans Strauss »




L’aimable Figaro  a cru bon de noter  qu’en Chine, DSK  a été appelé par erreur «Kahn», une appellation fort élogieuse dans la région… ». Qu’est ce que cela peut bien faire au Figaro, et quel besoin éprouve cet illustre coiffeur de préciser que Khan est une appellation fort élogieuse ?  Ca le défrise que quelque chose d’élogieux soit appliqué à DSK ?
L’inénarrable Jean-Marie Le Pen a cru bon de préciser que la participation de sa fifille à un bal organisé par des organisations nazies  à Vienne  c’était « Strauss, sans Kahn ».  Il a raison le bougre : l’organisateur principal du bal, le groupuscule Olympia, est une corporation néonazie, ou nazie tout court, interdite aux Juifs ; donc par voie de conséquence aux Khan et Cohen en tous genres.
Là où il a tort, l’inculte, c’est que les Strauss auxquels il fait allusion étaient un peu juifs sur les bords : Johann Strauss Senior, et par voie de conséquence, sa descendance, avait un grand père juif et la belle fille de Richard Strauss était juive ; donc les petits enfants du célèbre musicien l’étaient aussi. Un mélomane comme Jean-Marie le Pen qui a publié un album sur le IIIe Reich et maints chants militaires, devrait le savoir.
En France, par les temps qui courent et les Présidentielles qui approchent,  c’est ni Strass, ni Khan, ni Lévi, ni Ben-Couscous-du-Vendredi-soir. La môme Le Pen se rend à son bal des nostalgiques du III e Reich pour l’anniversaire le 67e anniversaire, précisément de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz. Jolie coïncidence. L’équipe de campagne de François Hollande (Faouzi  Lamdaoui, Najat Belkacem   F. Rebsamen,  Nacer  Meddah,   Safia Otokoré,  Ali Soulane,  Harlem Désir, etc. .. ) ainsi que son mentor, l’inusable Hessel, ne sont ni Feuj, ni  pro Feuj ; loin s’en faut.
Reste Nicolas le virevolteur  que certains considèrent comme « le grand ami d’Israël ». Eu égard à toutes les tracasseries onusiennes et autres qu’il a infligé à l’Etat d’Israël, je n’en suis pas certain. Pendant 5 ans nous avons  vu virevolter un être survolté, qui, à l’instar des Derviches Tourneurs pense que l’excessive  mobilité produit des effets positifs, voire miraculeux. La différence avec les véritables Derviches Tourneurs est que leur danse a un sens précis, une philosophie et une finalité, alors que son agitation a été désordonnée et improductive.
Alors vers qui se tourner ? Je ne vois que Christine Boutin, catholique sincère, pour tolérer les Strauss et les Khan dans notre belle France. Mais je me suis laissé dire que ses chances de l’emporter étaient minces.
Alors, en désespoir de cause, je vous propose de danser, comme les Hassidim et les Derviches Tourneurs, la main droite élevée vers le ciel pour recueillir la grâce divine et la main gauche tournée vers la terre pour la transmettre ici bas. Comme quoi, même dans le Soufisme, il ya de bonnes choses à prendre.

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