dimanche 18 décembre 2011

Le Figaro: « DSK est appelé par erreur KHAN en Chine, une appellation élogieuse… ». Il n’y a aucune erreur : KHAN ou COHEN, c’est effectivement élogieux.



Quand on a tout essayé pour dépouiller quelqu’un de son honneur, que reste t-il pour le mettre complètement à terre ? La réponse est : le dépouiller de son nom, contester ou se moquer de son patronyme.
Comme il n’y a pas de nouveau scandale DSK à l’horizon, le Figaro ; vous savez, le célèbre barbier transformé en journal  – il n’y a pas de raison que je m’en prive – a trouvé un nouveau truc. Il écrit : « DSK interviendra lundi à Pékin dans un forum économique.  A noter que sur la page web chinoise, DSK est appelé par erreur «Khan», une appellation fort élogieuse dans la région... »
Il s’agît d’une conférence  organisée par le groupe NetEase, l’un des géants de l’internet en Chine, qui  a convié plus de 45 économistes de renom, originaires du monde entier.  Je suis allé sur le site du forum du NAEC (pas très difficile à dénicher, bien qu’il soit en chinois, mais Internet offre bien des facilités de traduction), et  je n’y ai trouvé aucune erreur sur le patronyme de DSK, et quand bien  même il y en aurait une ; à savoir Strauss-Kahn raccourci en Kahn ou Khan, qu’est ce que cela peut bien foutre au Figaro, et quel besoin éprouve cet illustre coiffeur de préciser que Khan est une appellation fort élogieuse ? . Ca le défrise que quelque chose d’élogieux soit appliqué à DSK ?  A-t-il perdu son savoir en même temps que sa réputation ?
Autre question : qu’entend le Figaro par « dans la région » ? De quelle région s’agit-il, la Chine serait-elle une région, le Figaro fait-il référence  à toutes les régions conquises par Gengis Khan, alias Temüdjin, à son petit fils Kubilaï Khan qui fonda la dynastie Yuan en Chine,  à l’Agha Khan ? Mystère. Une chose est certaine : le nom ou plutôt le titre de Khan est célèbre de la Turquie jusqu’en Corée ; donc, il s’agit d’une bien grande région.
Khan ou Kan est un titre donné au chef, au dirigeant, voir au Souverain, à celui qui commande ; bref au big boss. Mais il a aussi une autre signification que l’on ne peut passer sous silence et qui va certainement déplaire au Figaro. Kahn se rapporte à Cohen, et c’est la raison qui me pousse à écrire cet article. En effet, me prénommant Levy, je ne peux accepter  toute atteinte  portée au nom de Cohen, parce que serait me renier moi-même;  les Cohen étant issus de la Tribu de Lévi. Ils sont les prêtres et les Lévy, Levi ou Lewis, ont pour mission de les assister; au Temple jadis, à la Synagogue aujourd’hui. Aharon, le frère de Moïse, fut le premier Cohen et tous les Cohen, Khan, Kahn, Kan,  à travers les âges, sont ses descendants. Donc Strauss-Kahn est aussi un Cohen.  L’appellation Cohen est par conséquent une fonction et un nom élogieux, n’en déplaise au Figaro, non seulement dans les montagnes de l’Oural, en Turquie ou en Chine mais aussi au sein du peuple d’Israël, où ils ont une fonction de prêtrise, mais aussi de direction ; exactement comme les Khan, Gengis, Kublaï ou Agha.
Il existe un autre mot en Japonais/ chinois qui se rapproche de Khan ; il s’agit de Tycoon. Wikipedia-qui-sait-tout nous dit : Tycoon est un mot anglais dérivé du mot japonais taikun (大君) signifiant « grand homme » ou « prince », le terme est lui-même d’origine chinoise. En anglais, tycoon signifie « magnat » ou homme d’affaires prospère (appelé autrefois également nabab). En, chinois Taycoon est composé de « tai », grand, et « kiun », seigneur. Kiun nous renvoie à  Khan, donc à Cohen.
Allons plus loin : le nom Cohen ou Kan est bien antérieur aux Khan des grandes steppes mongoles. La proximité phonétique entre les deux noms est incontestable. La fonction de dirigeant spirituel et/ou temporel du Cohen est identique à celle du Khan mongol. Pourquoi le titre de Khan ne viendrait-il pas de l’hébreu Cohen, bien connu en Asie depuis la nuit des temps. Dans la même perspective, le mot « Tsar », que l’on s’entête à relier à César, pourrait parfaitement provenir du mot hébreu Sar qui signifie  « prince », qui lui est bien antérieur.
Voilà quelques explications qui permettent de hisser le débat au dessus de la ceinture. Quant à la pudibonderie ambiante et à l’acharnement à salir un homme qui n’a été condamné, ni ici, ni ailleurs et, qui, par ailleurs a été fort vraisemblablement victime d’un coup monté, chacun est libre de se forger son opinion.
Je persiste à croire que si DSK n’avait été ni Strauss ni Kahn, la mayonnaise n’aurait pas si bien monté.

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